"J'adore ce langage !"

Parmi tous les livres audio que vous avez pu écouter, à quel rang placeriez-vous Malfront ?

"Les Mémoires de Mathilde" serait en tête de peloton des livres que j'ai écouté ici. J'ai été beaucoup plus captivée par "les Fantômes de la combe" et son début qui prenait racine dans un passé lointain et mystérieux. Néanmoins c'est le même langage (que j'adore) et le même terroir avec ses secrets et ses rivalités. Il viendrait donc juste derrière.


Quel était l'aspect le plus intéressant concernant cette histoire ? L'aspect le moins intéressant ?

Du début à la fin on cherche la clé du mystère : qui a tué qui et pourquoi ? On soupçonne tout le monde. On découvre les mauvais côtés des "gens bien". On a droit à des révélations sordides. On a aussi un brin de surnaturel, de remèdes des campagnes et des hallucinations. Puis on a la relation entre Line et Hugo qui est bien difficile et en parallèle on a l'histoire de l'attachement à un petit minou (mon personnage préféré) détesté au début.Je ne vois pas ce qui pourrait être moins intéressant ou, alors, ça tient si peu de place...


Qu'avez-vous aimé de la performance de Hervé Carrasco ?

Hervé Carrasco est un très bon narrateur qui donne vie aux personnages et les dote chacun d'une personnalité par un rythme, une intonation, un accent... Il différencie aussi l'intensité de chaque moment... Bon, un peu trop de bruitage, à mon goût, en arrière fond.J'aime bien les narrateurs qui se contentent de lire l'histoire avec verve comme on lit un conte au chevet d'un enfant (Dominique Pinon, par exemple, fait ça très bien et n'a pas besoin de bruitages).


Si vous faisiez une adaptation de ce livre audio au cinéma, quel en serait le slogan ?

Que d'affronts à Malfront !


Avez-vous d'autres commentaires ?

Le langage de Gérard Coquet, dans cette série, est un mélange de provincialisme et de métaphores pittoresques envoyées le plus naturellement du monde. J'ai été émerveillée par "une mine couleur carton de recyclage" ; "des bottines créées par un styliste pervers un soir d'overdose" ou encore : "tu ressembles à la sacoche d'un vieux facteur". Après ça, je suis prête à lui pardonner le pire des contresens ou la plus manifeste des fautes de grammaire.

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